L’ouvrage de Clément Rodier s’appuie sur sa thèse universitaire soutenue en 2020, « Une bouteille à la mer » : La réception de « l’École de Francfort » en France. Après avoir retravaillé son texte, pour le rendre plus simple et faciliter sa compréhension, il contacte la maison d’édition Hermann pour publier son travail. La concrétisation arrive avec la parution de son livre « l’École de Francfort en France, un dialogue mouvementé » aux éditions HERMANN prévue le 26 mars prochain.
Passionné par cette école allemande :
Un sujet qui ne cesse de l’intéresser. Ce chercheur français nous raconte : « J’étais intéressé par la question de l’utopie et par les penseurs marxistes qui avaient su se montrer critiques à l’égard de l’expérience soviétique : deux aspects que l’on retrouve dans l’École de Francfort ». Il maîtrise sur le bout des doigts l’École de Francfort. Adorno, Horkheimer, Benjamin, Marcuse, ces penseurs, philosophes allemands fondateurs de cette école de pensée du XXe siècle. Ces derniers portent une réflexion critique de la modernité et de l’industrie culturelle.
Cette mouvance, prise au sérieux, a eu une influence importante dans le monde entier, sauf en France où une réticence naît. Les chercheurs français ont longtemps ignoré ce courant de pensée complexe. Son but est de renouer le lien entre les deux parties à travers son ouvrage. Il ajoute : « Lire une œuvre c’est dialoguer avec elle » montrant son attachement à la culture littéraire et à son interprétation.
Une approche en trois étapes :
À l’image d’un enquêteur, Clément RODIER revient sur l’histoire de l’École de Francfort dans le contexte français et sur l’ignorance dont cette dernière a fait l’objet. Son livre est organisé en trois « moments ». Le premier est nommé « Le silence ». Il « évoque l’herméticité du contexte français à l’égard de l’Ecole de Francfort, dès années 1930 aux années 1970 »
Le second « moment » est l’annexion avec l’émergence de l’École de Francfort dans le paysage français. Dans les années 1970, on commence à s’y intéresser de manière opportuniste. L’idée de la théorie critique émerge à petit feu. » La dernière catégorie, « la plus récente, » est l’appropriation. Clément Rodier développe : « La réconciliation franco-allemande est actée au début du 21ème siècle, on adopte, pense et enseigne la célèbre École de Francfort ».
Disponible dès le 26 mars dans les librairies et les bibliothèques universitaires, son premier livre s’annonce prometteur.
Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le commenter et à le partager sur vos réseaux sociaux !
Chloé Robin


Répondre à Isabelle DEVAUD Annuler la réponse.